Transformer la compétitivité en résultats : le défi après le discours sur l’état de l’Union

Le discours sur l’état de l’Union 2026 de la présidente von der Leyen a envoyé un signal positif aux entreprises européennes. Bon nombre des priorités mises en avant par la Commission correspondent à ce que les employeurs demandent depuis de nombreuses années : un marché unique plus fort, des règles plus simples, des prix de l’énergie compétitifs, des procédures d’autorisation et d’investissement plus rapides, ainsi qu’un meilleur accès aux capitaux.

Cependant, le défi n’est plus de déterminer ce qu’il faut faire, mais de passer à l’action. Les entreprises européennes n’ont pas besoin d’une liste toujours plus longue de stratégies et d’initiatives. Elles ont besoin de résultats concrets qui leur permettent plus facilement d’investir, d’innover, de se développer et d’être compétitives depuis l’Europe.

Le pacte proposé contre la surtransposition est particulièrement bienvenu : il est important de réduire les charges administratives au niveau de l’UE, mais la simplification ne réussira que si les États membres n’ajoutent pas de nouvelles exigences lors de la mise en œuvre de la législation européenne. La proposition de créer une société européenne pour les matières premières critiques semble également prometteuse, même si sa valeur dépendra des résultats concrets qu’elle produira.

Sur le plan de la coopération internationale, nous soutenons pleinement un rapprochement avec le Canada. Celui-ci pourrait servir de modèle pour les partenariats fiables dont les entreprises européennes ont besoin avec d’autres économies partageant les mêmes valeurs. Nous sommes prêts à soutenir les efforts dans ce domaine.

Le discours sur l’état de l’Union donne le bon cap. Il doit désormais se traduire par des mesures concrètes. Avant de lancer de nouveaux cadres, il convient de mettre en œuvre les engagements existants, notamment la feuille de route pour le marché unique, les paquets omnibus de simplification et l’Union de l’épargne et des investissements. Toute nouvelle initiative devrait également faire l’objet d’un contrôle rigoureux de sa compétitivité.

En définitive, le succès du programme européen en matière de compétitivité se mesurera à l’aune d’une question simple : l’Europe devient-elle un endroit plus propice à l’investissement, à l’innovation, à la croissance et à la création d’emplois ? Les employeurs européens sont prêts à y contribuer, mais ils doivent rester associés au débat. Il importe désormais de transformer les ambitions en actions et de veiller à ce que les entreprises constatent une réelle différence sur le terrain.

Sandra Parthie
Présidente du groupe des employeurs du CESE

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